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Le réel de la parabole
The real of the Parable
parabole
narratologie
réel
visible
Dans son article l’auteur approche la parabole en tant que figure qui permet d’établir un jeu spécifique entre le réel et l’imaginaire. Dans la vérité parabolique le logos ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même, il se "réalise" en terme propre. L’original et l’image s’identifient. Ce caractère chrétien du logos qui se fait chair dans la parabole et en usant de la parabole fut déjà remarqué par Jean-Luc Nancy dans l’introduction de son projet de déconstruction du christianisme. "Il n’y a pas plusieurs degrés de figuration ou de littéralité du sens ; il y a une seule "image" et face à elle une vision ou une cécité" (Noli me tangere). L’ambiguïté fondamentale de la parabole est puisée de son contexte évangélique. Comme l’a remarqué Frank Kermode deux Evangiles synoptiques en donne deux définitions contraires dont la différence se réduit aux termes grecs de "hina" et "hoti". Dans le premier cas (Evangile selon Saint Matthieu) Christ se sert des paraboles parce que ses auditeurs ne le comprennent pas, dans le second (Evangile selon Saint Marc) parce qu’il est n’est pas compris. "A la descente de la parole divine dans le trope ou elle s’obscurcit, doit répondre l’ascension anagogique de l’écoute laquelle est considérée comme la voie du salut", écrivait Jean Starobinski dans Fureurs. Mais cette voie du salut peut-être aussi celle de la damnation. Et c’est dans cette direction que le réel de la parabole est considéré. La seconde partie de l’article poursuit l’analyse de la parabole dans l’œuvre de Kafka souvent définit comme parabolique (entre autres par Walter Benjamin). La parabole expose celui qui l’entend à un réel qui le convoque, qui agit comme un performatif à structure élargie. L’imaginaire est plus réel que le réel. Il nous gouverne comme ce prisonnier qui dans l’un des récits de Kafka, voyant que l’on dresse une potence dans la cour de la prison croit faussement que c’est pour lui et se pend tout seul (Cahiers in Octavo) La parabole - figure déconstructive - ouvre un nouvel épisode dans l’approche du discours. Après le déclin du langage comme description de la réalité, après le langage conçu comme jeu de la différence, la parabole nous parle de la faillite de l’interprétation. Cette faillite ne consiste pas en un déclin de l’efficacité du travail de l’interprétateur mais en un manque d’écran protectif que cette interprétation pouvait nous offrir. La littérature en parabole expose celui qui sait voir , qui "à des yeux pour voir", au visible mais ce visible est insupportable.
| cris.lastimport.wos | 2024-04-09T23:06:03Z | |
| dc.abstract.other | Dans son article l’auteur approche la parabole en tant que figure qui permet d’établir un jeu spécifique entre le réel et l’imaginaire. Dans la vérité parabolique le logos ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même, il se "réalise" en terme propre. L’original et l’image s’identifient. Ce caractère chrétien du logos qui se fait chair dans la parabole et en usant de la parabole fut déjà remarqué par Jean-Luc Nancy dans l’introduction de son projet de déconstruction du christianisme. "Il n’y a pas plusieurs degrés de figuration ou de littéralité du sens ; il y a une seule "image" et face à elle une vision ou une cécité" (Noli me tangere). L’ambiguïté fondamentale de la parabole est puisée de son contexte évangélique. Comme l’a remarqué Frank Kermode deux Evangiles synoptiques en donne deux définitions contraires dont la différence se réduit aux termes grecs de "hina" et "hoti". Dans le premier cas (Evangile selon Saint Matthieu) Christ se sert des paraboles parce que ses auditeurs ne le comprennent pas, dans le second (Evangile selon Saint Marc) parce qu’il est n’est pas compris. "A la descente de la parole divine dans le trope ou elle s’obscurcit, doit répondre l’ascension anagogique de l’écoute laquelle est considérée comme la voie du salut", écrivait Jean Starobinski dans Fureurs. Mais cette voie du salut peut-être aussi celle de la damnation. Et c’est dans cette direction que le réel de la parabole est considéré. La seconde partie de l’article poursuit l’analyse de la parabole dans l’œuvre de Kafka souvent définit comme parabolique (entre autres par Walter Benjamin). La parabole expose celui qui l’entend à un réel qui le convoque, qui agit comme un performatif à structure élargie. L’imaginaire est plus réel que le réel. Il nous gouverne comme ce prisonnier qui dans l’un des récits de Kafka, voyant que l’on dresse une potence dans la cour de la prison croit faussement que c’est pour lui et se pend tout seul (Cahiers in Octavo) La parabole - figure déconstructive - ouvre un nouvel épisode dans l’approche du discours. Après le déclin du langage comme description de la réalité, après le langage conçu comme jeu de la différence, la parabole nous parle de la faillite de l’interprétation. Cette faillite ne consiste pas en un déclin de l’efficacité du travail de l’interprétateur mais en un manque d’écran protectif que cette interprétation pouvait nous offrir. La littérature en parabole expose celui qui sait voir , qui "à des yeux pour voir", au visible mais ce visible est insupportable. | pl |
| dc.affiliation | Wydział Filozoficzny : Instytut Religioznawstwa | pl |
| dc.contributor.author | Idziak-Smoczyńska, Urszula - 200107 | pl |
| dc.contributor.editor | Dufourcq, Annabelle | pl |
| dc.date.accessioned | 2020-02-04T07:21:21Z | |
| dc.date.available | 2020-02-04T07:21:21Z | |
| dc.date.issued | 2016 | pl |
| dc.date.openaccess | 36 | |
| dc.description.accesstime | po opublikowaniu | |
| dc.description.physical | 171-181 | pl |
| dc.description.series | Studies in contemporary phenomenology | |
| dc.description.seriesnumber | v. 14 | |
| dc.description.version | ostateczna wersja wydawcy | |
| dc.identifier.doi | 10.1163/9789004322516_013 | |
| dc.identifier.eisbn | 978-90-04-32251-6 (ebook) | pl |
| dc.identifier.isbn | 978-90-04-31972-1 (hardback) | pl |
| dc.identifier.project | ROD UJ / OP | pl |
| dc.identifier.uri | https://ruj.uj.edu.pl/xmlui/handle/item/148221 | |
| dc.language | fre | pl |
| dc.language.container | fre | pl |
| dc.pubinfo | Leiden | pl |
| dc.pubinfo | Boston : Brill | pl |
| dc.rights | Udzielam licencji. Uznanie autorstwa 3.0 Polska | * |
| dc.rights.licence | Inna otwarta licencja | |
| dc.rights.uri | http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/pl/legalcode | * |
| dc.share.type | otwarte repozytorium | |
| dc.source.integrator | false | |
| dc.subject.other | parabole | pl |
| dc.subject.other | narratologie | pl |
| dc.subject.other | réel | pl |
| dc.subject.other | visible | pl |
| dc.subtype | Article | pl |
| dc.title | Le réel de la parabole | pl |
| dc.title.alternative | The real of the Parable | pl |
| dc.title.container | Est-ce réel? Phénoménologies de l'imaginaire | pl |
| dc.title.journal | Est-ce réel? Phénoménologies de l’imaginaire | |
| dc.type | BookSection | pl |
| dspace.entity.type | Publication |
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